mercredi 4 novembre 2015

Mon ciel à moi

Il y a certaines personnes qui passent dans notre vie comme des étoiles filantes. Lorsque l'une d'entre elles passe, la lumière de son sillage est tellement intense qu'elle illumine tout notre ciel d'un seul coup. On se sent soudainement si vulnérable... On ne comprend pas très bien pourquoi, mais elle devient si importante à nos yeux qu'on a déjà peur qu'elle nous quitte. Pendant un instant, aveuglé, il n'y a plus qu'une seule étoile qui existe et c'est elle. Les autres se fondent dans le décor et semble même disparaître par moment. On sait très bien qu'elle finira par s'arrêter de filer tôt ou tard... Pourtant, on ne peut pas s'arrêter de la regarder passer, émerveillé. On veut profiter de sa présence jusqu'à la fin, profiter de chaque millième de seconde passées à la regarder.. Jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un beau souvenir... Pourtant, quand cette étoile disparaît soudainement et que la panique semble s'emparer de nous, une chose étonnante se produit. Tout-à-coup, toutes les autres réapparaissent sous nos yeux d'un seul coup. Bien sûr, on s'ennuiera de notre belle étoile filante... Mais alors que nos autres étoiles recommencent à briller de mille feux dans notre ciel, on se souvient que ce sont elles les plus importantes. Celles-là, elles ne disparaissent jamais. Elles sont toujours là, fidèles au poste, en toile de fond... Elles ne perdront jamais de valeur malgré tout et elles nous rappelleront toujours que peu importe le nombre d'étoiles filantes qui disparaissent sous nos yeux dans la vie, nos étoiles préférées continueront à illuminer notre ciel à jamais... Et mon ciel à moi, je l'aime comme il est.

dimanche 5 juillet 2015

Rayons de soleil

J'ai l'impression qu'elle est disparue, cette haine que je trainais comme un  boulet à ma cheville depuis quelques temps. J'ai l'impression de m'être adoucie avec les jours qui passent. 

J'arrive à m'émerveiller de plus en plus souvent lorsque j'écoute une chanson, que je passe une belle soirée avec des gens que j'aime, que je bois ma boisson préférée ou bien que je serre mon chien ou mon amoureux dans mes bras. J'arrive à apprécier des petits instants tout simples.

Je ne sais pas ce qui l'a fait s'en aller, mais je suis heureuse qu'elle m'aie quittée enfin. Je me sens libre et heureuse. Je me sens comme dans un nuage. Légère et volatile. J'ai l'impression qu'on me soufflerait dessus, je m'envolerais à des kilomètres d'ici.

J'ai le goût de changer des tonnes de choses. J'ai envie d'être plus productive, plus réaliste sans perdre mon côté rêveur. Je veux faire de mes rêves la réalité. Je veux avancer et apprendre à être fière de moi. Je veux retrouver la petite étincelle qui me donnait des ailes autrefois. Je sais que je suis tout près. Je sais que c'est la haine qui la faisait fuir. Je sais que maintenant, je suis beaucoup plus accueillante et qu'elle osera m'approcher à nouveau.

Je remercie la vie aujourd'hui pour ces petits instants de bonheur, pour ces rayons de soleil à travers la brume. Je ne suis plus perdue. Je ne l'ai jamais été finalement. Je savais qu'elle reviendrait, cette joie de vivre.

Puisse-t-elle rester pour longtemps cette fois.

lundi 22 juin 2015

Les couleurs de la vie

Parfois, je me sens comme Jonas dans The Giver.

J'aimerais parfois pouvoir faire comprendre aux autres ce qu'il y a dans ma tête, ce que je ressens dans mon coeur, comment j'arrive à voir «au-delà». C'est compliqué à expliquer, c'est compliqué de mettre des mots sur mes émotions souvent. Quand elles me submergent, je me laisse entraîner par la vague et je profite de l'instant comme si je n'allais jamais en revenir. Comme si j'allais mourir dans la minute et que je ne voulais perdre aucune précieuse seconde qu'il me reste à vivre. J'aimerais que tout le monde puisse voir à quel point c'est beau d'aimer, de pleurer de joie, de ressentir le bonheur dans chaque parcelle de son corps!

J'aimerais que les gens comprennent et puisse voir ce que je vois. Sentir ce que je ressens. Entendre ce que j'entends et comment je l'entends. Entendre dans son coeur. Voir à travers le même filtre que moi. Sentir directement dans ses veines, dans son coeur, dans son âme. J'aimerais que les gens vivent à la même intensité que moi. Le temps d'une journée. Juste le temps de comprendre. De comprendre comment la beauté est plus grande que nous tous. Comment les émotions sont importantes. Comment elles peuvent nous faire voir le monde autrement.

Il a des moments plus durs par contre. Il y a la douleur, la perte, l'abandon, la solitude, la peur, la souffrance... Toutes ces émotions ne méritent peut-être pas d'être vécues, pourtant, elles mérites d'être comprises et il faut bien passer par l'enfer pour enfin réussir à voir la lumière.

Mais chaque seconde de souffrance vaut la peine d'être ressentie, puisque le bonheur arrive à tout écraser. Parce que la beauté du monde vaut aussi la peine d'être connue et que sans la souffrance et la douleur, on ne pourrait pas la connaître. Connaître l'amour, la fierté, le bonheur...

Vois comme le rouge et le jaune sont de belles couleurs. Vois comme le rose te fait sourire chaque fois que tu le vois. Écoute comme la musique est douce à tes oreilles. Écoute comme le piano te fait frissonner chaque fois que tu l'entends.

Laisse la vie t'entraîner à travers toutes ses couleurs et ses musiques. <3


jeudi 5 mars 2015

Au beau milieu de l'océan


Je suis dans l’océan. En plein milieu de l’océan. Je ne vois plus la terre, peu importe de quel côté je regarde. Les possibilités sont infinies. Vers quel côté aller? Le soleil m’aveugle et je suis désorientée. À la surface, mis à part mon visage ébloui par la lumière, tout semble bien aller. Pourtant, sous l’eau, mes jambes se font aller à toute vitesse. J’ai peur de couler, j’ai peur de ne pas arriver au bord à temps, j’ai peur de me tromper de direction.

De temps à autre, un bateau passe auprès de moi. Il reste un moment, mais repart aussitôt. Personne ne voit ma détresse, personne ne comprend pourquoi je reste là sans bouger, sans crier, sans demander d’aide. Ils repartent, tout simplement. Je reste seule au beau milieu de nulle part, seule avec moi-même et rien d’autre. Seule avec ma solitude. Ma grande solitude.

Il fait soleil, c’est agréable. Il ne faut pas paniquer. Je suis dans mon esprit, je réfléchis, je pense à ce qui m’a amené là et à ce qui m’attendra sur la terre ferme. J’ai le sourire aux lèvres, je crois que je suis heureuse. C’est un défi à relever, tout simplement. J’y arriverai et je leur prouverai que je suis forte. Je me prouverai que je suis forte.

C’est alors que l’océan commence à s’agiter. Je commence à perdre mes moyens. Je suis vulnérable et mon sourire disparaît pour laisser place à la peur. J’ai peur de couler, j’ai peur de manquer d’air, j’ai peur de me perdre sous l’eau à jamais. J’ai peur de disparaître. Je commence à paniquer, je fais aller mes jambes à tout rompre. Je suis à bout de souffle. Une vague en enchaine une autre et je m’étouffe. Je tente de reprendre mon souffle, sans trop de succès. J’ai l’impression que je vais mourir dans cet orage. J’ai l’impression que jamais ça ne cessera…

Puis, le beau temps revient aussi rapidement que l’orage est passée. Je reprends mon souffle, je me laisse flotter sur la surface de l’eau, sur le dos. Je me laisse bercer par les résidus de vagues et je ferme les yeux. Je suis exténuée. Je profite du soleil sur ma peau, un sourire au visage à nouveau. Je m’en sortirai, je trouverai ce que je cherche un jour. Il ne faut pas paniquer. Le positivisme m’envahit et je sais que j’arriverai à me retrouver un jour. Il faut tout simplement y croire très fort. Il faut persévérer et attaquer ce qui s’en vient.


Puis, l’orage revient au loin… Je le vois s’approcher de moi sans que je ne puisse rien y faire. Je dois encaisser et survivre. Ça passera. Ça passe toujours. Mais j’ai hâte de voir les arbres et le sable chaud. Je crois que les vagues auront raison de moi tôt ou tard, si je ne prends pas de décision bientôt… Vers quel côté aller?

mercredi 4 mars 2015

Un texte qui m'a inspiré

Nous sommes dix millions de célibataires rien qu'en France. Certes, il y en avait moins avant, mais les gens n'étaient guère plus heureux que maintenant. En fait, le sentiment de solitude semble se retrouver aussi bien chez les gens seuls, que chez les gens vivant en couple. Et c'est bien là la question. On naît seul, on meurt seul et l'on vit plus ou moins seul. Dans tous les cas, il faut être bien avec soi-même.

J'ai rompu avec ma petite amie. J'ai compris pourquoi avec du recul. Je projetais sur elle mes défauts. Il me faut donc apprendre à m'aimer, à m'accepter. Même seul. Surtout seul. Je réalise que je ne trouve pas de sens à ma vie quand je suis seul. Je m'étonne de voir des personnes accomplir de grandes choses dans la solitude. Je me demande comment et où elles ont trouvé le plaisir, le courage et l'envie d'exister par elles-mêmes.

Nicolas Vannier fait son odyssée avec... ses chiens. Jean Christophe Lafaille est mort seul dans la chaîne de l'Everest, à des milliers de kilomètres de son foyer doux et chaleureux, loin de sa femme et ses enfants. Ellen Mac Arthur parcourt les océans sur ses bateaux, comme le faisait Eric Tabarly. Ces exemples sont exceptionnels et montrent néanmoins qu'il faut vivre PAR et POUR soi-même. C'est le premier ingrédient. L'indispensable.

La vie de couple n'est que la cerise sur le gâteau. Il faut donc s'occuper du gâteau en premier pour pouvoir, éventuellement, y mettre une cerise, un jour.... Je cherche le moule du gâteau depuis pas mal de temps maintenant. Pris entre deux feux, celui du temps qui passe et celui de la peur de ne compter QUE sur moi. J'essaie de faire mon chemin, ma trace, mon sentier. Les obstacles sont nombreux et la destination encore invisible. Que le brouillard est épais... Le soleil brille-t-il au bout du chemin ?

Source: http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Temoignages/Vivre-pour-soi

samedi 24 janvier 2015

La découverte de ma pleine conscience

Je crois que j'ai trouvé mon esprit sage. Il est en moi tous les jours lorsque je prend ma voiture. Entre mon esprit rationnel concentré sur la route et mon esprit émotionnel vagabondant entre la musique de la radio et le paysage qui défile tout autour, je prends conscience de tout ce qui m'entoure. La route, l'adhérence des pneus sur l'asphalte, la vitesse à laquelle je route, le volant sous mes mains, la chaleur dans l'habitacle, le vent qui entre par la fenêtre entrouverte, l'air qui s'installe alors dans mes poumons et qui en ressort, le toit de ma voiture puis le ciel et l'univers au dessus de ma tête, le soleil qui se couche à l'horizon, les nuages qui se promènent d'un côté à l'autre du ciel, les couleurs tout autour de moi, les odeurs, les sons et tout le reste... Tout est bien présent, tout comme moi. Je suis en vie et je profite du moment présent en ne me concentrant que sur là et maintenant. Moi, ma voiture et la musique contre le vent, contre la tempête et le monde extérieur.