jeudi 24 septembre 2009

Am I Right To Be Happy?

On dirait que je n'ai pas le droit de parler de mon bonheur chez moi. On dirait que je n'ai pas le droit d'être heureuse dans ma propre maison... C'est normal?

On dirait que pour eux, je devrais être en train de pleurer la perte qui attend notre famille. Je devrais être triste parce que cette femme va mourir et qu'elle est importante pour nous... Mais je n'y arrive pas. Oui, j'ai de la sympathie pour ce qui arrive. Je suis humaine tout de même. C'est dur parfois de voir comment elle souffre cette perte qui s'étend devant elle... Et c'est pour elle que j'ai du mal à l'intérieur, parfois.

Mais je ne suis pas capable de la pleurer maintenant. Je ne suis pas capable de me dire qu'elle ne sera plus là tant qu'elle ne le sera plus pour de vrai... Et puis, j'ai même parfois du mal à me dire que lorsque ça arrivera, je serai réellement triste.

En ce moment, je ne sais pas pourquoi, je suis heureuse. Ou bien, j'essaie tellement de me le faire croire que je suis parvenue à y croire pour de vrai... Enfin, peu importe, tant que je vais bien. Mais... Je me sens coupable de l'être dans ma maison, avec eux. Parce qu'on dirait qu'un simple petit sourire attire tous les regards, tous les reproches... Comme si ce sourire me donnait l'air d'un être sans coeur. Pourtant... J'ai un coeur, je peux vous l'affirmer. Il a assez souffert pour que je puisse vous certifier qu'il est bien en place dans ma poitrine...

Peu importe le problème, peu importe les circonstances, peu importe les mots, les regards, la tristesse autour de moi... Am I right to be happy?

J'ai tellement l'impression que la vie veut me faire redescendre dans le trou pour encore longtemps... Mais j'en ai pas envie. Pas envie du tout.

lundi 21 septembre 2009

Un petit bonheur, que je ne veux pas oublier.

Il est environ 8h30 du matin. Le soleil perce les rideaux de ma chambre et la lueur du jour me fourmille les paupières. Un sourire s'affiche sur mes lèvres. Le soleil... Si chaud sur ma peau, m'annonce que le temps est splendide à l'extérieur.
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J'étend ma main et je met mes lunettes sur mon nez. Je me lève sur mon lit et je pousse le tissu devant ma fenêtre. Dehors, des arbres dans la rue, devant les maisons. Des feuilles qui couvrent le sol, le vent qui les fait danser ici et là. J'ouvre le carreau et je pose mon visage devant l'ouverture. Le vent, maintenant, dans mes cheveux, si frais et si appaisant.
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Une odeur me vient au nez, puis un bruit. L'odeur, celui du pain chaud, du bacon, des oeufs. Le bruit, la porte qui s'ouvre tout doucement. Je me retourne, elle est là devant moi, le sourire au lèvre. Elle me souhaite bon matin et me dit que le petit déjeuner m'attend dans la salle à manger...
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La vie, l'amour, la beauté, le vent, le soleil, les feuilles, l'automne, la fraicheur, la famille, le temps, la douceur, la tendresse, l'amitié, la joie, le bonheur...
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Ce petit moment d'une vie, ces petits instants du quotidien... Ceux qui font sourire, ceux qui te donne la force de te lever le matin, ceux qui t'encourage à continuer tes rêves, ceux qui te permettent de rire et de crier si fort, ceux qui te font aimer la vie, ceux qui te donne espoir et qui te guide à travers les épreuves de la vie...
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Je m'éfforce souvent à me remémorer tous ces petits moments, à me dire que la vie m'en réserve des tonnes et des tonnes... Parfois, je ne peux nier que les nuages cachent le soleil et que la pluie remplace le beau temps. Mais je m'accroche. Je sais que le soleil revient toujours, peu importe ce qu'il en est. Il est toujours là, au dessus de nous. Et jamais il ne s'en ira.
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Parfois les malheurs de la vie me font oublier que tout est si beau. La tristesse, les larmes, la pluie, le froid, la solitude, les séparations, l'amour..., le vide, la colère, le noir... Mais jamais je ne pourrai me résoudre à penser que la vie n'est que peine et chagrin. Jamais. Parce que je le sais bien, je le vois, je l'entend, je le sens... Tout autour de moi est beau. Même la pluie parfois peut avoir son lot de beauté... Il suffit de croire et de ne jamais oublier... Après la pluie vient le beau temps.
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Plus tard, je veux que ma vie soit comme ça tous les jours. Je veux qu'elle soit comme je le veux, comme je l'ai toujours voulu. Je ferai tout ce qui me plait parce que je sais que c'est moi qui suit en pouvoir de mon destin. Je le sais, au plus profond de moi. Je n'arrive pas à oublier cette image dans ma tête. Cette image du bonheur.
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Il est sur que dans le présent, je ne suis pas en pouvoir de ce qui m'arrive, parce que je n'ai pas pris tous les moyens pour diriger ma vie. Mais je m'y engage. Dès maintenant. Parce que je n'ai pas envie de perdre ce bonheur. Je le vois, là-bas, juste au bout de la route. Et il n'est plus question de marcher... J'arrive. J'y cours.
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Et puis qui sait... Peut-être que quelqu'un m'y attend déjà. Peut-être qu'une personne rien que pour moi est là-bas et n'attend plus que moi pour commencer à vivre. Vivre une vie à deux, dans les peines et dans la joie, mais surement... Avec moi...
J'arrive presque à la voir maintenant, j'arrive presqu'à l'entendre m'appeler...

Nouvelle obsession


. . . Stairway To Heaven . . .
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'Cause this is love. 'Cause this is hope.

jeudi 17 septembre 2009

Envie de solitude. Envie de renouveau. Envie de bonheur...

Y'a une petite personne au fond de moi qui se lamente. Elle est là depuis bien longtemps et ces temps ci, je l'entend pleurer toutes les nuits. Chaque soir, j'ai peur d'aller au lit parce que je sais qu'elle va m'empêcher de m'endormir. J'attends patiemment qu'elle s'endorme pour aller me glisser sous les couvertures. Je ne suis pas capable de lui faire face, c'est trop pour moi.
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Je ne sais pas trop pourquoi elle a décidé de fondre en larme ce mois ci, mais je commence à porter bien contre moi les cicatrices de sa douleur... J'ai mal en dedans et j'ai mal en dehors. On dirait qu'un 10 roues m'a roulé dessus, carrément.
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Le jour, ça va. On dirait que la petite fille dort bien encrée en dedans. Mais le soir... Elle se réveille et c'est la fin du monde. Un nuage vient envelopper mon coeur et le monde devient noir. Noir de jais. J'ai essayé de le faire se dissiper mais il persiste. Les médicaments autant que les paroles ou bien le réconfort ne vient pas à bout de le détruire.
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J'ai souvent envie de prendre le volant et de rouler pendant des heures le temps qu'elle se calme. J'ai envie de voir le monde ailleurs et de lui changer les idées... Mais je ne sais pas conduire, évidemment. Pourtant, j'aimerais tellement voir se défiler de nouveaux paysages. De nouveaux décors. Je ne sais pas pourquoi j'en ai tant besoin... Mais on dirait que j'ai besoin de redécouvrir et d'oublier. On oublie et on revient.
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Les gens finissent par m'énerver à la longue. Je ne sais pas pourquoi, mais souvent, je partirais loin loin loin, toute seule, pour passer du temps avec moi-même. La solitude me manque beaucoup ces temps ci. Je n'arrive plus à rester seule. Et j'ai envie de réconforter la petite fille. D'être toute seule avec elle. De lui dire qu'il n'y a plus qu'elle et moi. Qu'elle peut pleurer tant qu'elle en aura envie... Je pleurerai avec elle. Tant que ça puisse lui faire du bien... Pour qu'on puisse revenir en forme, remise toutes les deux. Parce que ça me fait mal, à moi aussi. On ne fait qu'un, moi et elle...

dimanche 13 septembre 2009

Parce qu'il m'a fait sourire, ce texte.



Un sourire ne coûte rien mais produit beaucoup
Il enrichit celui qui le reçoit
Sans appauvrir celui qui le donne.
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour pouvoir s'en payer
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter.
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car il n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne.
Et si l'on vous refuse le sourire que vous méritez
Soyez généreux, donnez le vôtre.
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut le donner aux autres


- Someone

Je sais plus trop comment je dois me sentir ces temps ci.

La vie me parait si simple en ce moment. Pas d'école, pas de devoirs. Si peu d'heures de travail à la job. Plein de temps libre... Si simple parce que je peux faire tout ce qui me plaît quand ça me plaît. Sortir danser et rentrer à des heures de fou. Manger du Mcdo à 3h00 du matin parce que j'en ai envie. Voir des amis et rattraper tout le temps perdu. Écouter de la musique à fond et rire toute seule parce que c'est si simple. Si simple.

Mais la vie est si difficile aussi. Parce que j'ai plein de temps libre aussi. Mais parce que j'ai envie de rien. Parce que je ne sais pas quoi faire de ma vie, de mon temps. Parce qu'on dirait que je le perd, mon temps. Les rendez-vous pour une carte de crédit, pour des forfaits de carte de débit, pour avoir une assurance vie, pour passer mon cours de conduite... pour devenir adulte. Mais je n'ai pas envie de croire que oui, je suis devenu une adulte.


Oui j'ai 18 ans, oui je suis adulte maintenant. Et ça implique tellement de chose, tellement de responsabilités... Mais moi, on dirait que je ne suis pas du tout dans ce beat là. On dirait que je suis retombée dans cette période d'insouciance que je n'ai jamais passé. J'ai lâché l'école et je m'en fous. Puis je n'ai rien à faire de ma vie apart être caissière au Maxi. Mais j'en ai rien à faire. On dirait que je fais ma rebelle marginale ou je ne sais pas trop. Je veux faire juste à ma tête et je me fous de tout le reste...

On dirait que j'essaie de fuir. Que ça me plait, mais qu'en même temps ça m'effraie.

Oui, j'ai souvent l'impression d'avoir fait une bêtise en lâchant le cegep. Oui, j'ai souvent l'impression d'avoir gâché ma vie pour toute sorte de raison. Oui j'ai souvent l'impression que rien ne m'attend devant moi. L'impression que je suis si seule, que j'aimerais tant connaître la tendresse, la complicité; l'amour. L'impression que je m'enfonce complètement en ce moment. Que jamais je ne retournerai à l'école. Que je finirai caissière chez maxi pour le reste de mes jours.


Y'a des jours où j'oublie et c'est tout. Je vis, je profite des moments, de la beauté d'être rendue majeure et d'avoir un certain pouvoir de plus qu'il y a quelques jours à peine... Mais en même temps, y'a des jours où je troquerais tellement ma vie pour celle d'un adolescent de 14 ans qui ne sait rien faire de mieux que s'amuser, s'amuser et s'amuser.


En fait c'est un peu ce que j'ai l'impression d'être en ce moment. Une adolescente de 14 ans qui ne sait pas que faire de sa vie et qui s'en fout. Parce que ça parait si loin en avant... Sauf que l'adolescent, lui, comparé à moi, il n'a pas les responsabilités qui le suivent au pas de course...


Voilà, c'est ma vie. Ma vie à moi. Stéphanie Robert. 18 ans. Caissière chez Maxi à temps partiel. Célibataire. Triste au fond. Déboussolée. Fâchée. C'est tout.