mardi 23 juin 2009

Tout à l'heure j'étais assise sur la chaise de salon et je me disais que ça allait être affreux et que je ne pourrais plus jamais me regarder en face! Sisi! Je me disais que la seule chose qui me restait à faire après être sortie de cet endroit, c'était d'aller me balancer en bas de la falaise. MDR. Sisi j'y ai sérieusement penser en plus AHAH. Mais bon. Le résultat était pas si mal au final et j'ai survécu.

C'est plutôt la coiffeuse qui m'a fait peur. Du genre j'arrive, je m'assis, puis elle me demande ce que je veux. Je lui explique. Elle me fait "Ah tu veux une coupe emo?" ...... T'as moi qui est "whut". AHAH. C'un dégradé que j'veux, pas une veine tranché d'ac =D. Eheh. 'fin bref au final ça a donné ce que je voulais et je ne comprend toujours pas la coupe d'emo. Mais bon.

Puis les gens ont apprécié =) Y'avait l'autre coiffeuse qui s'amène puis qui est abasourdie par la longueur de mes cheveux eheh. Puis y'a la poseuse d'ongles qui me dit que des faux ongles jaunes avec ça ça feeterait parfaitement =D. Moi j'étais heureuse parce que j'aime ça le jaune, mouahahah. Puis ma belle-mère est arrivée pour me chercher et son regard et son sourire voulaient tout dire. Ma soeur aussi quand je suis arrivée, elle a fait un "woot" admirable AHAH. Mon papa. Mon frère.

Voilà, les compliments m'ont touché puis je l'aime bien ma nouvelle tête. :) Que ce soit emo ou pas. AHAH. C'est ce que c'est, point final ô__O Puis ça fait moins bébé que la tête que j'avais avant. Alors je suis heureuse. Merci bonsoir.


Mouais, on voit pas trop la différence là-dessus, c'est dommage =/ Mais d'autres photos viendront ;D Ça fait même pas 10 heures que j'ai cette nouvelle tête. LAISSEZ-MOI DU TEMPS BORDEL.

lundi 15 juin 2009

Parce que j'avais envie de construire une suite à cette histoire un peu trop rose dès le début. Peut-être y en aura-t-il encore, ensuite.

Cela faisait maintenant un bon moment que Stéphanie et Pierrot regardait la neige tomber sur eux. Le temps était plutôt frais et la jeune fille commençait à sentir ses jambes s'engourdir sous le poid de la neige qui s'était accumulé sur elle depuis qu'ils s'était allongés au sol. Non pas qu'ils avaient été là des heures, mais les flocons se faisaient de plus en plus abondants dans le ciel.

La jeune fille pivota légèrement la tête et accota une de ses oreilles au sol afin de pouvoir regarder dans la direction de son nouvel ami qui avait les fermer les yeux. Stéphanie pouvait sentir tout le flanc droit de son corps contre le sien. La proximité qui les rapprochait à cet instant la rassurait. Elle se sentait à l'abris des tourments, à l'abris de la tempête qui menaçait au loin. Sans doute aurait-elle voulu rester sur cette petite montagne toute la nuit avec lui.

Tout était calme, quand soudain, quelques jeunes passèrent près de la montagne. Leur voix était si forte, on aurait dit qu'ils leur criaient dans les oreilles. Pierrot ouvrit alors les yeux pour regarder d'où provenait ce boucan et remarqua du coin de l'oeil que Stéphanie le regardait sans doute depuis un petit moment déjà. Un petit sourire mystérieux se dessina alors sur ses lèvres et il se rassit. Ses cheveux derrière sa tête étaient complètement glacés et semblaient dur au touché. Cela se confirma alors que la jeune fille se retrouva maintenant assis elle aussi, un peu en suspend derrière lui, et passait ses doigts dans ses cheveux pour défaire les glaçons qui s'y étaient pris.

Pierrot ne la laissa pas faire longtemps et lui prit la main doucement, la caressa puis la reposa au sol entre eux-deux. Il sourit puis se mit à chercher quelque chose dans ses poches. Sans doute cherchait-il une cigarette, mais surement avait-il oublié qu'il avait fumé sa dernière il y a quelques minutes, alors qu'il était arrivé près de Stéphanie. Celle-ci mit elle aussi fin à ses gestes en posant sa main sur la sienne. Il arrêta enfin de bouger et regarda la jeune fille dans les yeux.

«Stéphanie..., commença-t'il avant de se faire intérrompre sur le champ.
-J'ai pas envie de t'voir partir Pierrot.
-Les gens finissent toujours par partir, tu dois savoir ça.
-Mais tu n'es pas obligé de t'en aller cette fois-ci... Non?»

Le garçon poussa un petit rire puis soupira avant de poser son regard dans celui de la jeune fille. Il posa sa main sur sa joue et la caressa du bout de ses doigts. Stéphanie ferma les yeux et s'éfforça de ne pas laisser perler les larmes que ses yeux gardaient derrière ses paupières fermées.

«Si tu savais comme j'ai envie de rester, cette fois-ci. Mais je n'peux pas, c'est contre moi. J'aimerais pouvoir te tenir la main à travers cette tempête et après aussi. Je sais combien c'est dûr d'être seul. Seulement, je dois partir, tu comprends? Il faut que tu saches que ce sera plus facile ainsi... J'préfère ne pas être là complètement qu'être là simplement à moitié.»

Stéphanie ouvrit les yeux et ses larmes ne purent s'empêcher de couler alors sur ses joues. Pierrot les chassa du revers de sa main, encore une fois. La jeune fille ne comprenait pas ce que venait de lui dire son nouvel ami. Pourquoi disait-il que c'était contre lui et qu'il devait partir? Elle plissa les sourcils. Non, elle ne comprenait pas, et elle n'avait pas envie de comprendre... Elle voulait simplement qu'il reste, c'est tout. S'il le voulait vraiment, il pouvait rester, non?

«Non, je n'comprends pas. Je n'comprends pas du tout, poussa-t-elle.
-J'suis désolée Stéphanie, c'est contre moi, c'est vrai... Il n'y à rien à comprendre.
-Pourquoi alors es-tu venue à moi si tu savais que t'allais devoir partir ensuite?
-Eh bien je croyais que t'aimerais bien un peu de compagnie, c'est tout... Je n'savais pas que tu t'attacherais si rapidement...
-Comme tu l'as dis tantôt, l'intérompit-elle, j'aurais préféré que tu ne sois pas venu à moi complètement plutôt que d'être venu à moitié.»

La jeune fille le regardait toujours dans les yeux. Elle n'avait pas envie qu'il sorte de sa vie maintenant et s'en voulait d'être sortie si tard dans la nuit. Si elle serait restée chez elle cette soirée là, elle aurait au moins vécu dans l'ignorance... Ce qui était sans doute mieux que la peine de cette perte à laquelle elle allait devoir faire face. Décidée à mettre fin à la situation dès maintenant, elle mit alors sa main sur la sienne, la caressa encore un petit moment alors qu'il restait là en silence, à la regarder pleurer. Puis elle se leva et dévala la montagne à toute vitesse. Elle continuait à courir sous la neige, alors que la proximité qu'elle avait connu il y a quelques instants avec son nouvel ami disparaissait peu à peu derrière elle...



[...]

vendredi 12 juin 2009

Ça fait près de 2 ans que j'ai écrit ce petit bout d'histoire, mais je l'aime encore autant.

Il était onze heure moins quart quand l'envie du froid s'opposa à Stéphanie. Sans même tenter de se convaincre elle-même de tout simplement rester au chaud dans sa chambre, sous ses couvertures, elle s'abandonna à son désir et se leva. Après s'être emmitouflée dans son chaud manteau d'hiver, ses petites mitaines, son foulard et ses grosses bottes, Stéphanie mit son capuchon sur sa tête et sortit dehors, sous le ciel étoilé.

Le vent était particulièrement calme cette nuit-là, mais il était tout de même assez fort pour que Stéphanie puisse sentir un souffle frais sur ses joues déjà rosées. La neige tout autour d'elle scintillait comme des milliers de cristaux, sous les quelques lampadaires encore fonctionnels de la rue où elle s'était aventurée. Il lui semblait même qu'elle pouvait sentir à plein nez l'odeur d'un Noël qui approchait à grand pas, uniquement en respirant ces poussières de neige qui virevoltaient autour d'elle.

Avec cette soudaine paix intérieure qui l'envahissait à cet instant, tout semblait se situer tout près aux yeux de Stéphanie et elle aurait pu se rendre très loin encore, en marchant. Elle arriva cependant à un petit parc où avait été aménagé une petite montagne pour que les jeunes puissent glisser à leur aise avec leurs traîneaux, tout l'hiver. À ce moment, elle observa autour d'elle les environs et tomba amoureuse de son quartier. Quelques minutes, elle s'assit donc sur le dessus de la montagne et regarda attentivement les mouvements de son coin de ville.

Quelques lumières ici et là se promenaient sur les routes, accompagnant les phares de quelques voitures ayant osé sortir de leur entrée par un froid si intense. On pouvait aussi admirer certains oiseaux assez courageux pour être restés tout l'hiver dans ce climat si glacé en hiver et surtout, assez courageux pour sortir de leur cachette à cet heure, alors que la température devait être sous zéro. Par moment, on pouvait même apercevoir quelques personnes qui avaient été aussi folles qu'elle pour jouer les volatiles, eux aussi.

Alors qu'elle s'apprêtait à regagner ses couvertures, Stéphanie sentit qu'elle n'était plus seule et sourit, tout bêtement. En effet, un jeune homme s'était assis près d'elle, une cigarette à la bouche et regardait l'horizon, tout comme elle. La réaction qu'elle eut à ce moment ne fut pas celle qu'elle aurait eu tous les jours, alors que le soleil semblant lui voler toute bonne chose et ne lui laisser que timidité. Elle osa donc prononcer les premiers mots, après qu'il ait terminé de fumer son unique cigarette et l'ait lancé un peu plus loin, dans la neige.

« Moi c'est Stéphanie. » dit-elle, calmement.

Le garçon tourna enfin la tête et regarda la jeune fille dans les yeux pendant quelques secondes, qui lui parurent plus longues qu'elles ne l'avaient été. Stéphanie se sentit soudainement émue, comme si elle venait de retrouver un grand confident qu'elle avait perdu depuis toujours. Maintenant incapable de se retenir, elle laissa perler les quelques larmes qui osèrent venir s'imprégner sur ses joues si froides. Le garçon ne sembla pas surpris et passa son pouce sous les yeux de Stéphanie, aussi naturellement que possible.

« Tu peux m'appeler Pierrot. » déclara-t-il donc enfin.

Stéphanie baissa la tête et se mit à rire nerveusement, en reniflant légèrement.

« Excuse-moi, c'était plus fort que moi...
-C'est pas grave, j'suis pas du genre à m'enfuir quand j'vois quelqu'un pleurer.
-Pourtant, tu devrais.
-Ah bon? Pourquoi j'devrais laisser quelqu'un derrière moi alors qu'il me fait le plus beau cadeau du monde en s'confiant indirectement à moi?
-Parce que tu pourrais tomber sur des gens comme moi... »

Le garçon sourit, sans trop que Stéphanie ne comprenne la raison du pourquoi. Elle parut confuse, mais n'eut pas le temps de prononcer un mot, parce que Pierrot la devança de quelques secondes.

« Tu m'fais penser à moi quand j'étais plus jeune. » lança-t-il tout bonnement.

Ce n'est qu'à cet instant que Stéphanie remarqua que les traits de visage de son compagnon nocturne étaient assez révélateurs sur son âge. Celui-ci devait avoir environ dix-neuf ou vingt ans, alors qu'elle en avait seize. Certes, l'écart d'âge n'était pas si grande, mais si Stéphanie ressemblait vraiment à Pierrot lorsqu'il avait son âge, il est normal que cette transition ait été la plus longue de sa vie, jusqu'à maintenant.

« Toujours en train de flâner, un peu comme en c'moment d'ailleurs, pour oublier qu'il y a tant d'choses qui pourraient aller mieux autour de moi, même si pourtant, j'suis parfaitement conscient que j'devrais remercier la vie de m'avoir choisis, comme toute personne sensée. » continua-t-il sur sa lancée.

La jeune fille cessa de regarder le garçon et hocha la tête, en simple signe d'approbation. Elle ne comprenait pas très bien ce que Pierrot tentait de faire en ce moment même, en lui parlant de tout cela. Seulement, même si elle était secrètement déroutée de cette soudaine rencontre, Stéphanie était heureuse qu'il soit auprès d'elle. Enfin, elle se sentait un peu moins seule à penser ainsi.

« N'oublie jamais qu'il y'aura toujours quelqu'un près d'toi quand t'en auras besoin. » dit-il subitement.

Stéphanie sourit, puis le regarda à nouveau. Pierrot avait tellement l'air de savoir quand dire les mots aux bons moments qu'à cet instant, elle eut l'impression que plus jamais elle ne pourrait se passer de sa présence à ses côtés. Il ressemblait beaucoup trop, étrangement, à ce grand ami qu'elle attendait depuis si longtemps. Même s'il n'avait pas dit grand-chose jusqu'à maintenant et qu'elle ne le connaissait pas vraiment, elle était certaine qu'il était exactement comme elle se l'imaginait. Ce fut donc clair pour elle qu'après aujourd'hui, chaque soir, elle viendrait ici, dans l'espoir de revoir son nouvel ami, dans l'espoir d'entendre à nouveau cette voix si angélique à ses oreilles.

Soudainement, la neige commença à tomber de plus en plus fort. Ce fut alors comme dans un film et le cliché devint réalité : les deux compagnons se couchèrent sur le dos, côte à côte, regardant au dessus de leurs têtes la pluie magique qui s'offrait à eux. Stéphanie osa rêver que le temps ne tourne plus jamais et qu'il fige cet instant à jamais. Ce qui était sûr, en tout cas, c'est que si elle ne revoyait jamais Pierrot, elle se souviendrait quand même éternelement de cette rencontre, puisque ce soir-là, elle commença à vivre...

mercredi 10 juin 2009


Quand tu te rends compte que ce n'était qu'une illusion, tu te rends aussi compte que tu ferais tout pour rendre ce rêve réalité. Tu te rends compte que tu donnerais quasiment ta vie pour rendre l'invisible visible... Simplement pour quelques instants.
Après, de toute façon, ça n'aura plus d'importance.

mardi 2 juin 2009


Elle peut nommer une douzaine de choses qu'elle n'aime pas chez elle...

Il ne peut en nommer qu'une seule:
Elle n'a pas confiance en elle.