vendredi 28 novembre 2008


« Writing isn’t like math. In math, two plus

two always equals four no matter what your

mood is like. With writing, the way you feel

changes everything


-Stephenie Meyer

mercredi 26 novembre 2008

Aujourd'hui, j'avais l'intention de vous poster un article sur la neige et sur Noël... Danc ce texte que j'ai écrit, c'est fou comme j'avais l'air heureuse... C'est fou comme j'avais l'air contente qu'on soit en hiver... Aujourd'hui, j'ai même écrit un mail à Arie. Un mail si fou, un mail si joyeux pour rien...

À soir, il est arrivé ce qui n'était pas arrivé depuis au moins 4 mois... Puis j'ai craqué. Mon père, ma belle-mère... Que de la bullshit ce qu'ils ont sorti tantôt... Puis j'ai pas su me retenir. Il a fallu que je craque, littéralement... Puis j'ai plus été capable de m'arrêter...

Je sais qu'au fond, ça m'a fait du bien de craquer, depuis le temps que j'avais pas été capable de tout sortir ça... Fallait que ça sorte, vraiment... Mais ça m'a tué. Et puis ce petit Noël et ce petit hiver joyeux, à soir, j'y crois plus vraiment... Je suis totalement triste, et j'en ai encore les larmes aux yeux...

J'ai tellement hâte que les gens comprennent qu'ils ne comprennent rien... Et qu'ils cessent de dire "Je comprend", "Tu as raison", etc etc.. Non écoute, tu comprends rien. Tu peux pas comprendre, tu n'es pas moi... À la limite, je préfère les "Je ne te comprend pas" et les "Je ne crois pas que tu aies raison"... Au moins, c'est réaliste. Au moins, c'est pas décevant...

Personne ne peut comprendre ce que je ressens, nuits et jours, depuis un moment... C'est frustrant, c'est stressant, c'est triste, c'est bouleversant... Ça me ronge par en dedans. Puis sincèrement, après avoir "reçu la leçon", ce soir, j'ai eu envie de m'enfuir pour ailleurs. J'ai écouté "Liberta" de Pep's, la chanson que j'écoutais en Espagne, et j'ai tellement pleurer... J'ai tellement encore plus pleurer. C'est fou ce que ça a coulé... Je m'ennuie. Je m'ennuie de là-bas, et de ma solitude adorée. J'étais seule, oui... Mais j'étais bien. Et enfin, je pouvais oublier...

Je pensais à ça l'autre fois, puis je me suis rendue compte que j'ai obtenu au moins la moitié, sinon le trois quart de tout ce que je n'ai jamais rêvé avoir... Puis au final, je ne trouve pas vraiment ce que cela m'as vraiment apporté de plus...

Je reste la même, au fond... Un peu triste par-ci, un peu joyeuse par-là. Rien ne s'est jamais vraiment amélioré, au fond... Je reste là, pour ces gens que j'aime, inconditionnellement. Mais sij amais ils disparaissaient, comme ils ont déjà commencé à faire, je ne sais plus ce qu'il en adviendrait de moi.

Parfois, je me demande encore ce que le monde aurait été, si jamais je n'avais pas emprunter ce chemin, et si jamais j'aurais accepté la personne que je suis réellement...

Mais bon, soyons un peu réaliste, jamais tout ça ne changera. Jamais...

mardi 18 novembre 2008


Autobus 14, provenant de La Plaine, en direction du Terminus.
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Mon attention est attirée de partout. Au fond, des gens dits populaires, parlent tellement fort qu'on ne peut plus s'entendre penser. Plus au centre, près de la porte de secours, des gens lisent le journal 24 heures, le métro ou d'autres livres quelconques sous la forte lumière du bus, seulement éteinte à l'avant. D'ailleurs, les gens présents dans l'obscurité, là-bas, en profitent un peu pour dormir. Certains courageux ont par contre réussi à s'endormir sous les projecteurs, un peu partout ailleurs dans l'autobus. Près de moi, disons entre les gens qui parlent fort et ceux qui lisent, un garçon tient un petit livre noir en cuir, ressemblant à une petite bible. Ses lèvres bougent, mais je ne peux pas entendre ce qu'il raconte. Cependant, la position de ses mains me confie clairement qu'il est en train de prier.
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Moi, les écouteurs sur les oreilles, j'observe un peu autour de moi, les gens déjà si vivants ou toujours si endormis, alors qu'il n'est que 6h15 du matin.

L'important, sans doute, c’est aussi de constater que je ne suis pas la seule à regarder aux alentours, en fin de compte.

lundi 17 novembre 2008

Wish my dreams come true...


On aurait dit qu’en un seul instant, je m’étais transportée dans son petit monde à lui, mais que tout était encore réel. J’étais triste, je pleurais, là, je ne sais trop pourquoi. Puis d’un coup, il est arrivé près de moi. D’un coup j’ai arrêté de pleurer, il a séché mes larmes, m’a embrassé, et m’a dit qu’il serait toujours là pour moi… Je l’ai cru. Vraiment, c’était trop convaincant pour ne pas y croire.

Puis je l’ai lu, sur le mur de chambre, alors que j’étais couchée à plat ventre sur son lit. Bien sûr qu’il y avait autre chose, mais je m’en contre balançait. Je savais qu’à cet instant, de toute façon, c’était moi la plus importante à ses yeux. Il n’y avait que nous deux, et cet équation.

D + S = <3 Forever. Je le vois encore, j’arrive même toujours à en sourire. Bien sûr que j’étais naïve, mais je n’en ai rien à faire. L’important, pour moi, à ce moment, c’est que j’ai profité de l’instant présent jusqu’au bout, sans penser au reste et sans penser à ce qui allait arriver après.

Encore maintenant, j’arrive à voir son visage, son sourire, ses cheveux, sa bouche… Je peux encore ressentir l’amour qui régnait dans la pièce. Puis soudainement, je suis heureuse de pouvoir me souvenir de lui et de moi, de nous deux ensembles.

J’ai peur de ne plus jamais connaître de tel instant. Je suis effrayée à l’idée de l’oublier à tout jamais. Sans doute que c’est exactement pour cette raison que j’appose sa mémoire, notre mémoire, sur papier. Enfin, s’il m’arrive de le recroiser, tu peux être certain que je le ramène avec moi…

Il me semble me souvenir avoir déjà prononcé ces paroles, ou les avoir écrites auparavant. M’enfin, il faut toujours rêver, puis garder espoir... Puis je sais qu’un jour, sans doute, je pourrai vivre des moments comme ça… Je sais qu’un jour, je connaîtrai l’amour avec autant d’intensité… Je le sais. Je l’espère...

mardi 11 novembre 2008

Depuis ma jeunesse, j’ai toujours eu peur de ressembler aux autres. Seulement, la différence me faisait peur aussi. Pour faire un compromis, je me suis dis que tout le monde était différent, donc que je l’étais aussi. Aussi, j’ai toujours essayé de rester dans la masse, question de faire plaisir à l’autre partie.

En vieillissant, je me suis fais à l’idée que d’ailleurs, ces choses qui font de moi une personne différente, sont sans doute mes forces. Non? Enfin bref. Je l’ai cru. Je le crois sans doute encore.

Seulement, qu’arriverait-t-il si je perdais ces choses qui me sont propriétés?

J’imagine que je n’ose pas trop penser à la réponse, qui doit se promener quelque part dans ma tête. Je la laisse flotter là, tranquillement. Je la laisse en paix, je préfère ne pas y réfléchir d’avantage, finalement. Pourtant, je me pose tout de même la question… Et c’est ça le plus embêtant.

Je ne veux pas savoir, mais je me demande… Je me demande encore.

Enfin bref. Toujours est-il que j’ai sans doute peur de perdre ce qui m’est mien. J’ai peur de me réveiller un matin et de découvrir que ma plume s’est envolée. J’ai peur de constater que ma passion pour le Japon n’en était pas vraiment une. J’ai peur de réaliser que je n’aime plus le rouge ni le mauve ni le vert ni le jaune. J’ai peur de ne plus avoir envie de lire, ni dessiner. J’ai peur de ne plus pouvoir rêver, ni réfléchir sur tout et sur rien. J’ai peur qu’un jour, je n’aille plus de plaisir à visiter ma famille. J’ai peur de n’avoir plus le goût de marcher, de cuisiner, de regarder les étoiles, de me coucher dans l’herbe. J’ai peur de perdre mon identité. J’ai peur de me perdre avec elle…

[Peur d’avoir peur…] J’ai souvent eu peur de me remettre en question moi-même. Seulement, je sais qu’un jour, je vais devoir y faire face… Je suis bien certaine que le destin me réserve de l’incertitude… En fait, je sens que ça approche à grand pas. Puis déjà, je redoute ardemment le moment de son arrivée. Parce que déjà, si je pense à tout ça, c’est sûrement qu’il y a remise en question, non?

Le mieux, je crois, serait de ne plus y penser…
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[ Je.sens.que.je.dis.sans.doute.pas.mal.n'importe.quoi.en.fait. -Tant.pis.- ]

dimanche 9 novembre 2008


Les malheurs me courent après ces temps-ci.
J'essaie trop de les fuir depuis quelques temps.
Mais j'ai pas envie qu'ils me rattrappent encore.
Pas toute suite.
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Alors j'vais courir plus vite.
Au risque de m'enfarger,
de tomber,
puis d'me faire piétiner.
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C'est pas grave s'il pleut,
c'est pas grave si je m'éssouffle,
je sais que j'vais tomber bientôt,
de toute façon.
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Je sais que ça va revenir,
comme d'habitude.
Alors à quoi bon le nier?
Aussi bien s'épuiser jusqu'à la fin.
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C'est la vie, c'est ma vie.

lundi 3 novembre 2008



J'vais pas dormir, encore...
J'étudie pas, encore...
Je rumine, encore...
J'ai envie de pleurer, encore...

Je suis si misérable.

Quand je me mets à penser à toi, quand je me mets à penser à la vie que tu mènes tous les jours… Je suis jalouse. Je n’sais pas trop pourquoi… Pis j’me fais chier en maudit. Mais c’est ça pareil… J’me sens mal de vivre ma vie à moi quand je pourrais vivre sans stress, comme toi. Moi, un petit rien me fait capoter. Toi, tu t’en criss. C'est pas la joie, mais au moins, tu rumines pas, tu t'isoles pas. Même si c'est pas le bonheur pour toi, j'sais pas pourquoi... J'ai envie d'être avec toi et de vivre comme ça, moi aussi.

Moi aussi j’aimerais ça m’en crisser un peu, comme l’an passé. J'aimerais ça m'lancer là-dedans, sans trop réfléchir, même si ça finit par te ratrapper, juste pour oublier un p'tit peu, juste pour penser à autre chose, pour m'amuser sincèrement. Mais là j’suis trop viré folle d’lécole. J’suis trop studieuse pis ça me fait chier. Ouin, vraiment là.

J’fais pas c’que j’ai envie de faire. J’essaie pas d’atteindre les objectifs personnels que j’métais donner. J’essaie même pas de les voir, eux… J’reste dans mon coin, j’suis solitaire d’applomb. J’sais pas c’qui m’prend. J’comprends pas trop sérieusement... J’ai pu trop envie de me forcer de même. Quoi que j’me force pas tant que ça…

J’dis que j’suis studieuse, etc. Mais j’suis dans mes pensées le ¾ du temps. J’me perds dans ma tête, j’pense trop. J’rumine… J’pense au passé. J’pense à l’an passé, à l’université. J’me fais chier. Je fais chier.

Même quand j'suis avec eux, même quand j'suis dans mon coin, même quand j'suis avec les autres, tout le temps, j'me sens toute seule. J'sais pas trop pourquoi. C'est comme ça, c'est dans ma tête. Ça recommence...

J’suis bin écoeurée d’rester dans mon coin de même de toute façon pis de pèter des coches dans ma tête. J’deviens insensible. Avant j’pleurais tout le temps… Maintenant je pleure plus. Avant j’disais toujours comme j’me sentais. Maintenant j’mets de côté… Omg que ça sent pas bon ça. Nah, j’sens qu’on va retourner en secondaire 4, quand tout a explosé. J’sens que j’vais regretter d'avoir refait ça…

Le pire, c'est que je'l sais que c'est ça qui va s'passer, pis j'fais rien. J'continue de rester là à rien foutre de ma vie. À rêver, c'est tout. À ruminer. À faire passer ça sur le dos d'lécole. À pleurer par en dedans. Sans extérioriser, jamais, vraiment. C'est triste... C'est ça. Je sais que j'vais pèter ma coche, mais au fond peut-être que ça, j'men fous un peu. J'sais pas trop, j'sais plus.

Pis j'memmerde de toujours penser à lui. Merde. Sacre ton camp pour toujours si t'es pour me faire chier à revenir un jour par mois, pour me rappeler que t'existe encore... J'suis écoeurée d'penser à toi. Reviens pour de bon, sincèrement, ou sacre ton camp... Parce que tu me manques trop. Et que des gens comme toi, comme tu étais avant, ça me manque...

Y'a personne pour moi, quand j'en ai besoin. Parce que... J'dis pas qu'jen ai besoin. Pis d'toute façon... Vous êtes tous trop loins...

J’ai peur encore. Mais ça, je l'ai fuis.
Pis j'fais rien pour que ça s'en aille.
J'prend pas soin de moi,
j'fais comme si ça existait pas.
J’ai encore envie de disparaître.

J'me fais chier.

-Lionn