jeudi 20 avril 2017

Karma me déteste

Il y a a des jours plus difficiles que d’autres dans une vie, où tu as l’impression que Karma essaie de t’enlever tout ce que tu as de plus cher. Je ne parle pas d’une tragédie ou de quelque chose de grave. Je parle de ces petites journées où peu importe ce qui arrive, tu doutes. Tu doutes de tout. Tu as l’impression que le monde entier te ment et que tout le monde est contre toi. Tu t’enfermes dans ta bulle et tu te dis que ça va passer. Pourtant, il arrive toujours quelque chose pour te ramener à la réalité. Et ce n’est pas toujours des choses agréables.

Hier, j’étais triste. Pourquoi? Pour rien. Parce que j’étais triste, c’est tout. J’avais l’impression que mon amoureux me détestait, qu’il ne voulait plus être avec moi, qu’il se foutait de moi. Pourquoi? Pour rien. J’avais peur d’avoir peur, c’est tout. Je me déteste quand ça arrive. Je dis des choses que je regrette immédiatement après les avoir dites, mais il est déjà trop tard. On peut s’excuser, on peut tenter de s’expliquer et de se calmer, mais ce qui est dit est dit et il restera toujours de petites miettes de tristesse dans l’air pour te rappeler que tu as fait une gaffe.

Hier, je détestais mon corps. Je me regardais dans le miroir et j’avais envie de pleurer. Pas nécessairement physiquement. Avec les années, j’ai appris à avoir confiance en moi et à aimer mes rondeurs et mes imperfections. Je parle de mon corps intérieur, disons. Je parle de ma santé. Mon corps ne va pas bien, on dirait. Il se retourne contre moi trop souvent ces derniers temps. Et ça joue sur mon moral. Je me demande souvent ce que j’ai fait pour mériter tout ça. Qu’est-ce que j’ai bien fait de mal pour que Karma veuille se venger comme ça? Dans le dernier 6 mois, j’en ai eu des problèmes et des diagnostiques… Haute pression, tachycardie, Apnée du sommeil, opération sous l’œil pour une tumeur, grosses grippes, sinusite, rhume par-dessus rhume, gastro, infection urinaire, mal de dent, et j’en passe… Je sais, j’ai n’ai pas le cancer. Je sais, je ne suis pas mourante. Pourtant, ça joue sur le moral quand même de toujours avoir un petit bobo quelque part… Et ça me décourage, à la longue. Mais malgré tout ça, je garde le sourire, je ris, je profite de l’instant présent… Je suis assoiffée de bonne humeur. Et je courre après.

J’ai mal dormi cette nuit. Mal dormi après une mauvaise journée. Et ce matin, malgré tout, mon amoureux à qui j’ai fait passer un mauvais moment pour rien hier soir me souriait encore. Il riait encore avec moi. Et ça, ça a mis du soleil dans mon début de journée. Mon amoureux à moi, que j’aime à la folie, m’aime encore malgré mes niaiseries. Et la prochaine fois, j’espère trouver la force de lui épargner mes humeurs de marde quand Karma m’en voudra encore. Je ne veux pas le perdre. Il est trop précieux à mes yeux. Et il ne mérite pas ça. Jamais.


Après la pluie vient le beau temps. Toujours. Et encore.

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