jeudi 2 avril 2009


Quand j'ai repris conscience, peu à peu, j'ai entendu quelques murmures... Ça venait de la pièce d'à côté. Pendant un moment, je ne savais plus où j'étais, je ne savais plus pourquoi j'étais là et je ne savais plus comment j'y étais arrivée... Je ne savais plus rien.

Peu à peu, j'ai reconnu leurs voix. C'était mon père et Sylvie. Je ne sais pas trop de quoi ils parlaient... Je crois qu'ils parlaient du plancher. J'étais tellement déboussolée, tellement... effrayée? Je ne comprenais plus rien de ce qui se passait.

Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais dans mon lit, dans ma chambre. Ça ma soulagée. Puis ensuite, j'ai remarqué qu'il faisait très noir... Est-ce qu'on était le soir ou le matin? Est-ce que je devais me levée ou me rendormir? Est-ce que j'avais pris mon médicament ou pas? Tout était flou, j'ai dû prendre quelques minutes pour réfléchir à tout ça, pour reprendre mes esprits.

Quand je me suis redressée dans mon lit, ma tête allait exploser. Je ne comprenais pas pourquoi j'avais si mal et pourquoi je n'arrivais plus à penser à autre chose qu'à la douleur. Après quelques minutes, ça s'est calmé. J'ai finalement mis le pied à terre, puis l'autre.

Puis enfin, je me suis redressée sur mes jambes. Wouah. La chute qui a suivit. Une chance que j'avais échaper mes couvertures et mon oreiller par terre, parce que je ne sais pas si j'aurais eu le réflexe de me retenir à quelque chose. En poussant un gémissement, un soupire de découragement, je me suis relevée tranquilement et j'ai regardé l'heure, finalement.

Il était environ 21h15. Je ne savais pas si j'en étais soulagée ou découragée. Je venais de dormir près de 6 heures en ligne et on n'était même pas le matin. Il me restait encore toute une nuit à dormir avant de me réveillée pour une journée d'école.

J'avais une envie de me laisser tomber au sol et de pleurer jusqu'à ce que je me rendorme. J'avais envie que mon père me prenne dans ses bras, comme quand j'étais toute petite, et qu'il me chuchotte à l'oreille en me berçant... "Chuuuuut, chuuuuut..." Mais je me suis retenue, c'est certain.

Je suis sortie dans le corridor et j'ai eu droit à ces blagues, à ces ricanements... "Oohhh une revenante!", "Ahahahah passé une belle nuit Steph?", ETC. Je ne sais pas si c'est ce que j'avais envie d'entendre ou pas... Peu importe. Je suis allée boire un verre d'eau, j'ai pris mon médicament, puis des tylenols pour ma tête, et je me suis mise à fixer le mur. Longtemps... Je n'étais plus réellement présente, c'était un peu trop pour moi... Je sentais que mon corps allait faire un rejet quelconque... J'avais tellement mal partout.

Ma tête, mes jambes, mon dos, ma gorge, mon oreille, mon nez, mes yeux, ma main, ... Wouah et je n'exagère même pas. Je ne sais pas comment j'ai dormi, à quoi j'ai rêvé, comment j'étais positionnée dans mon lit, mais les impacts ont été terribles...

Finalement, quand mon mal de tête s'est légèrement dissipé, je suis allée devant mon ordinateur et j'y ai poireauté un moment. J'ai parlé à pas mal de gens, j'ai réfléchis, j'ai somnolé... Puis je suis allée prendre ma douche, et puis encore là, j'ai eu l'impression que c'était la fin. Tout petit geste était trop forçant pour moi. Je jurerais que ma douche a duré le double du temps que j'utilise habituellement. J'ai fermé les yeux et j'ai somnolé sous l'eau tiède pendant un bon moment.

Quand je suis sortie, finalement, je me suis brossé les dents et j'ai eu envie de la lancer contre le mur. Jamais me brosser les dents ne m'aura autant énervé. Chaque fois que je lavais une rangée de dents, j'oubliais où j'en étais rendu. Oui oui, c'était aussi pathétique que ça... Je vous jure, je m'énervais moi-même.

Finalement, on s'arrête à la prochaine étape de mon histoire... J'ai déscendu lourdement les marches et je suis retourné sur l'ordinateur, où me voilà en train d'écrire ce texte. Aussi pathétique, peu interessant et déprimant qu'il peut être... Parce que je n'ai pas envie d'en parler, seulement de l'écrire. C'est toujours comme ça que ça se passe, puis au final... Bah c'est sans doute mieux ainsi. Parce que demain matin, tout dépendant, sans doute que j'aurai déjà tout oublié de ces états d'âme.
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Vous voulez savoir la suite maintenant? ... Eh bien à votre avis?
[Bonne nuit tout le monde.]

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Je n'en reviens pas à quel point le sommeil peut me manquer, et je n'en reviens pas à quel point je peux être assez imbécile pour ne rien faire pour arranger les choses. ---> I Just Failed again.

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