dimanche 26 octobre 2008



.........Sous mes pieds se dresse un gigantesque tapis de feuilles. Tout en marchant, je peux les entendre me crier leur présence. Crac, Crac, Cric. Même si elles donnent l’allure de cadavres, peu importe le nombre de temps qu’il peut m’adonner de marcher dans les rues, jamais je ne pourrais me sentir seule.

.........D’ici, on jurerait que les arbres vont toucher le ciel. Parmi leurs quelques dernières feuilles se découpent d’innombrables doigts ne voulant qu’attraper les nuages, pour ainsi nous présenter le soleil. Grandioses, mais pourtant si impuissants, ces arbres, vagabonds de la rue, semblent se dénudés de toute part. La saison, qu’ils redoutaient sans doute, est venue leurs arracher toute dignité qu’ils leur restaient. Elle les a dépouillés, en débit d’autres tracas qui l’attendaient ailleurs sur le chemin.

.........Les édifices semblent se confondrent les uns dans les autres. En fait, c'est comme s'ils se diluaient littéralement parmi les ordures étendues à même le sol. Une petite maison porte des taches noires et blanches. On dirait qu’elle est déguisée pour la fête d’automne qui arrive à grand pas. De l’autre côté de la rue, la toiture déformée d’un énorme logement nous laisse penser qu’il aurait fondu au soleil, lorsque la saison chaude lui permettait de mieux se pointer le bout du nez.

.........En cette journée d’automne, le courage semble semer son chemin parmi ses airs de détresse. Entre les arbres, les édifices délabrés et les tapis de feuilles, je me sens entourée d’espoir et de mille et une merveilles. Même si la saison a fait disparaître la majorité de verdure qui abriait les arbres auparavant, je sais que le printemps reviendra toujours éclairer les ruelles et faire éclore les bourgeons. Il suffit simplement d’avoir confiance en son retour…
Stéphanie

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